L’AN 1 DE LA RÉVOLUTION RUSSE

Suivi de La ville en danger
et de Trente ans après

Victor Serge

Introduction de Peter Sedgwick

700 pages

Parution : 27 septembre 2017

Format : 20 x 14 cm

ISBN : 978-2-924834-00-8

Prix : 35 $

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L’an 1 de la révolution russe reconstitue la chaîne des événements qui ont transformé l’État-Commune de 1917 en dictature du Parti à la fin de l’année 1918. L’auteur, Victor Serge, décrit les succès et les difficultés de cette première année, saisissant dans un même mouvement l’héroïsme populaire qui a donné naissance à la démocratie des soviets et les circonstances dramatiques dans lesquelles les acquis d’Octobre ont commencé à être entamés.

Commencée en 1925, quand Serge fait parti de l’Opposition de gauche du Parti bolchevique, et achevée en 1928, après son exclusion pour « activité fractionnelle », cette fresque porte la marque de la répression dont a été victime son auteur, constamment surveillé, puis emprisonné par la police secrète stalinienne : l’ouvrage a été conçu en fragments autonomes pouvant facilement être envoyés au fur et à mesure à l’étranger, voire être publiés indépendamment en cas d’arrestation.

« Ce livre se veut un tableau véridique, vivant et raisonné des premières luttes de la révolution socialiste russe. Désireux par-dessus tout de dégager aux yeux des prolétaires les enseignements d’une des époques les plus grandes et les plus décisives de la lutte des classes dans les temps modernes, je ne pouvais qu’exposer le point de vue des révolutionnaires prolétariens. Cette façon de faire aura pour le lecteur étranger aux doctrines communistes l’avantage de lui faire connaître comment ceux qui ont fait la révolution la comprenaient et la comprennent. »

Né à Bruxelles en 1890 dans une famille d’exilés antitsaristes, Victor Serge, anarchiste emprisonné en France, rejoint la Russie à l’annonce de la révolution après avoir participé en juillet 1917 à une grève insurrectionnelle à Barcelone. Membre de l’Opposition de gauche du parti bolchevique, il connaît la prison puis la relégation en Oural. En 1936, il est expulsé d’URSS après des années d’interventions de militants et d’écrivains. En 1941, il fuit la France pour rejoindre Mexico où il meurt en 1947. Auteur méconnu mais non moins remarquable, Victor Serge laisse derrière lui une œuvre polyphonique : sept romans, des nouvelles, de la poésie, ses célèbres Mémoires d’un révolutionnaire, de nombreux essais et études historiques.

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